Expérience sur l’obéissance et la désobéissance à l’autorité, Stanley Milgram (traduction)

Traduction de l’anglais vers le français du compte-rendu de l’expérience de Stanley Milgram.

“Le savant, en blouse blanche, vous ordonne d’appuyer à nouveau sur le bouton, d’augmenter encore le voltage. Face à vous, vous pouvez voir l’homme se tordre de douleur et crier à chaque nouvelle décharge électrique. De plus en plus fort. On vous a dit que c’était une expérience scientifique. Que le cobaye était consentant. Vous êtes payé. « Vous devez continuer », répète la voix.
Allez-vous obtempérer ? Irez-vous jusqu’à la décharge maximale ?
Mais le cobaye n’est pas celui qu’on croit. L’homme là-bas était un acteur. Il n’y avait pas de courant dans les électrodes. C’était vous, et non lui, qui faisiez l’objet de l’expérience.
Ce dispositif était celui que le psychologue américain Stanley Milgram avait imaginé, en 1961, alors que le procès retentissant du criminel nazi Adolf Eichmann faisait la « une » des journaux, pour conduire une série d’expériences sur les « conditions de l’obéissance et de la désobéissance à l’autorité ».
Pourquoi obéit-on ? Pourquoi se soumet-on à l’autorité ? Et surtout : comment désobéir ?
La célèbre « expérience de Milgram » a fait couler beaucoup d’encre. En complément à ce texte fondateur, publié en 1965, cette édition met en perspective la longue histoire des débats qui ont accompagné sa réception.”

Présentation détaillée sur le site des éditions de la Découverte.

Politiques de la littérature, politiques du lien chez Antoine Volodine et François Bon

Mon livre sur la politique de la littérature chez Antoine Volodine et François Bon : une étude des façons dont la littérature contemporaine s’empare du politique avec ses moyens propres.

“A quoi peut res­sem­bler une poli­ti­que de la lit­té­ra­ture contem­po­raine ? Aux pay­sa­ges post-exo­ti­ques d’Antoine Volodine, à ses step­pes de suie et aux com­bat­tants défaits qui com­po­sent des poèmes dans les camps. Mais aussi aux ouvriè­res lor­rai­nes, aux marges indus­triel­les, aux lan­gues mineu­res qu’ explore François Bon. Ce ne sont pas là des démons­tra­tions ou des allé­go­ries, mais des pen­sées de la forme, des actions menées sur les repré­sen­ta­tions, un tra­vail qui agit avec et sur le lan­gage et l’ima­gi­naire. Ce livre pro­pose une tra­ver­sée des œuvres de Volodine et Bon au prisme de leur poli­ti­que. Il met en lumière deux poé­ti­ques bien dis­tinc­tes, et pour­tant unies par une com­mu­nauté de ques­tions et de situa­tion, qui tra­vaillent à une poé­ti­que lit­té­raire, his­to­ri­que mais non déter­mi­niste, il entend mon­trer que la poli­ti­que de la lit­té­ra­ture est une poli­ti­que de l’ima­gi­na­tion sou­ve­raine et puis­sam­ment tra­ver­sée par son époque.”

Pour une présentation détaillée, voir la présentation de l’éditeur sur le blog des publications de la collection, éditions des Archives Contemporaines.

Le livre est aussi en preview sur Google Books.